Vichy et Myosotis

Bonjour, bonjour !

Cela fait plusieurs mois que la poussière s’accumule par ici, et pourtant ce n’est pas faute d’avoir fait plein de choses ! Il y a eu du déménagement (encore !) et pas mal de boulot jusqu’à la fin du mois de juillet. Si j’ai cousu et tricoté, je n’ai pas eu le temps de faire de photos pour accompagner tout ça.

Alors maintenant que j’ai enfin internet je voudrais vous présenter un projet qui m’a beaucoup plu et qui en plus a été très satisfaisant à réaliser. Et puis c’est une robe un peu spéciale pour une nouvelle particulière. Je vous présente sans plus attendre ma version de la robe Myosotis de Deer and Doe….

…et mon petit colocataire depuis presque 8 mois révolus ! Oui il était temps d’en parler ! Ma garde-robe capsule printemps-été aurait dû me permettre d’annoncer ce grand bonheur un peu plus tôt, mais voilà, la vie et les imprévus ont pris le dessus. Et puis j’ai profité de ces moments plutôt que de tout mettre sur les réseaux sociaux.

On parle du patron ?

Parlons de ce patron coup de coeur ! C’est souvent le cas chez Deer and Doe, j’ai au moins un coup de coeur parmi les quelques pièces de la collection, et parfois c’est carrément la collection complète. Cette fois-ci tout me plaisait avec une nette préférence pour Myosotis parce que lors de la sortie j’avais déjà un petit bidou difficilement compatible avec un pantalon taille haute, ajusté.

Cette robe me paraissait complètement compatible avec mes nouvelles formes et surtout adaptée aux mois chauds qui arrivaient. De quoi s’agit-il ? D’une petite robe chemise à la fois moderne et classique, avec son petit col mao ouvert pour dégager la gorge juste ce qu’il faut. La taille est remontée et la longueur est au-dessus du genoux. Et LE détail que j’aime par-dessus tout sur mes robes : les poches ! Comme d’habitude des variantes sont proposées : l’ajout de volants aux manches et en bas de la jupe.

Personnellement j’ai un peu de mal avec les volants et j’avoue que la version de présentation en vichy m’a beaucoup plus attirée. Impossible d’envisager un autre tissu pour faire la mienne.

On parle du tissu ?

J’ai acheté le tissu en ligne chez Rascol, qui avait un grand choix tant au niveau des couleurs que de la taille des carreaux. Pour moi le vichy rouge évoque les vacances, les pique-niques et les années 50. Je n’ai pas vraiment hésité longtemps sur la couleur. Pour la taille du motif, je me suis posé un peu plus de questions et pour finir j’ai privilégié le mini carreaux et je ne regrette pas.

Ce tissu est un coton qui ne se froisse pas trop, qui marque bien le fer et qui respire ! Il a passé l’épreuve du feu (c’est presque littéral) quand Mari-chéri et moi avons passé quelques jours chez nos parents entre Aix-en-Provence et Bormes-les-Mimosas. Avec les 38 et quelques degrés à l’ombre en journée, je peux vous dire qu’on a eu chaud 😱.

On parle de la réalisation ?

Pour les explications, encore une fois on est pris par la main du début à la fin. Le livret d’instructions est très bien fait, schéma, explication étape par étape, etc. Ce modèle ne présente pas beaucoup de difficultés si ce n’est peut-être le col mao pour celles qui n’en ont jamais monté. Mais avec le pas à pas, il n’y a aucune raison de ne pas y arriver. Ce que je peux conseiller par contre c’est de commencer par un coton plutôt qu’un tissu plus fluide.

Cette fois, je n’ai pas fait de toile *ouuuh la vilaine*. J’étais trop pressée de pouvoir la porter et surtout l’échéance de devoir mettre ma machine en carton une semaine plus tard pour plusieurs semaines m’a motivée. J’ai pris ma taille d’avant grossesse (taille 38), sachant que d’habitude je n’ai pas la taille de bonnet standard de Deer and Doe. Ayant pris un peu de ce côté-là, le tombé me convient bien. Je n’ai pas non plus remonté la ligne de taille, après avoir vérifié au préalable la hauteur de cette pièce sur moi, ça tombait bien. En revanche, j’ai pris la longueur de la plus grande taille pour les jupes, redoutant de me retrouver cuisses nues lorsque mon bidou atteindrait une circonférence respectable. J’ai bien fait, et comme vous pouvez le constater, le vent qui agite ma jupe dévoile du cuissot à la limite de la décence…

L’assemblage de la robe m’a pris un après-midi, pendant lequel j’ai bien pris le temps de lire chaque étape. J’avais essuyé quelques échecs auparavant avec des essais de Trop Top et de Plantain modifiés ratés dont je vous reparlerai, et je commençais à désespérer de réussir une nouvelle pièce.

Pour les boutons du corsage, j’ai un peu hésité entre du doré et du blanc. J’imaginais depuis le début des petits boutons ronds dorés, je trouve que ça ressors bien sur le rouge. Après avoir farfouillé dans ma boîte, et constaté que je n’avais pas ce que je cherchais, je me suis rabattue sur ces très jolis boutons nacrés offerts par ma mère il y a un ou deux ans. Je les trouve parfaits !

Alors heureuse ?

Ouiiiiiii ! La grossesse est un moment particulier pendant lequel le corps change beaucoup. J’ai eu de la chance de pouvoir continuer à porter un certain nombre de mes vêtements habituels jusqu’à un stade assez avancé, à l’exception des pantalons. Je pense que je ferai un article plus tard pour vous parler des patrons concernés. Mais il arrive un moment où ça devient vraiment compliqué, et j’ai eu un peu de mal à coudre efficacement des pièces adaptées. La première difficulté est venue des patrons jamais testés avant grossesse. Après un essai raté de Trop Top, j’ai abandonné l’idée du chemisier boutonné pour garder en projet une version loose pas encore réalisée. Le plus simple pour mon esprit ralenti a été soit de modifier un patron déjà cousu plusieurs fois comme le Ultimate trouser que je vous montrerai bientôt, ou de choisir des patrons bidou-compatibles comme la robe Myosotis ou le top Ségur. Evidemment ces choix sont très personnels. Je n’ai pas toujours beaucoup de temps pour coudre pendant la semaine, c’est plutôt une activité que je me réserve le week-end. Mon rythme couture dépend donc beaucoup de l’envie, des activités prévues ou pas pendant ces deux jours et de la fatigue.

Ce que je voulais aussi, c’est que les vêtements cousus pendant ma grossesse puissent être reportés après dans leur majorité. Et cette robe Myosotis est complètement en adéquation avec ce principe. Je l’ai beaucoup portée en juillet et août et avec ce début septembre très beau elle va rester encore un peu hors du placard.

Je ne sais pas encore si je referai une autre version dans un tissu différent tellement j’aime cette association. On verra l’été prochain.


Matériel :

3m de coton vichy chez Rascol

3 boutons nacrés de mon stock

Un peu de thermocollant pour les parmentures et le col


Et vous, avez-vous cousu une Myosotis ? Le patron vous a plu ?

Belle journée !

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